lundi 19 mars 2012

Australie : Sydney et Manly beach


SYDNEY :


Samedi 11 Février 2012:

Nous arrivons à Sydney dans la matinée et partons nous installer dans notre backpacker. Comme nous arrivons un peu tôt (10h alors que le check-in est à 14h) nous partons visiter un peu la ville et nous allons tout d'abord voir le Harbour Bridge, le fameux pont qui ressemble à un cintre (effectivement, il y a une certaine ressemblance) et qui fait face au très célèbre opéra de Sydney et son architecture en forme de voiles.


Après avoir pris nos premières photos, nous partons nous poser dans un parc (il y en a énormément dans la ville) en attendant de pouvoir accéder à notre chambre et pouvoir nous reposer un peu (avion ce matin à 6h, nous sommes donc levés depuis 3h du matin!).

Dimanche 12 Février 2012:

Nous avons repéré une exposition photos qui passe actuellement au musée de l'Australie. Ces photos sont les gagnantes du Véolia Environnement Wildlife Photographer of the Year 2011, un prestigieux concours de photographies de nature et d'animaux. Nous pouvons y voir de très belles photos d'animaux (tortues, singes, baleine, oiseaux,...) et reconnaître certains lieux où nous sommes passés.

Mais le musée propose aussi d'autres salles avec une présentation de la faune et de la flore d'Australie, toute une pièce sur les dinosaures avec des reconstitutions de squelettes et toute une partie sur le peuple aborigène et sa lutte pour ses droits. Un musée très bien fait, très interactif et intéressant qui n'est pas sans nous rappeler le Te Papa Museum de Wellington (et de se dire que les musées français ont encore quelques progrès à faire).

Pour retourner à notre backpacker, nous faisons un petit détour par Central Station, une des plus anciennes gares de la ville. Mais nous sommes un peu déçus, rien de très particulier.

Mardi 14 Février 2012:

Aujourd'hui, c'est la Saint Valentin. Et autant pour nous, ça n'a pas grande importance, autant pour les australiens apparemment ça en a. Enormément de filles dans la rue ont soit une rose, soit un paquet cadeau/nounours géant dans les mains, assez impressionnant!

Pour notre part, nous décidons de visiter le jardin chinois de Sydney, un jardin zen, dessiné pour la ville par des chinois résidant dans une ville jumelée à Sydney.
Ce très beau jardin est très agréable à visiter. Un grand point d'eau au centre héberge un grand nombre de poissons dont beaucoup rôdent près du salon de thé car régulièrement les visiteurs laissent tomber de petits bouts de gâteaux dans l'eau.


Il y a de nombreux bambous sur lesquels les gens gravent des inscriptions et une cascade. (D'ailleurs si quelqu'un peut traduire les inscriptions de la photos n'hésitez pas à nous faire part de la traduction !)
C'est un lieu très calme qui contraste avec l'agitation de la ville. D'ailleurs, à part d'un point du jardin d'où l'on voit les immeubles en arrière plan, on ne voit pas du tout la ville.
Après notre balade, nous sommes passés au salon de thé, prendre un thé et goûter des gâteaux chinois.




Mercredi 15 Février 2012:

Aujourd'hui, visite du quartier des Rocks, le plus vieux quartier de Sydney car c'est ici que se sont installés les premiers colons et bagnards (car les premiers à habiter en Australie furent des bagnards envoyés par l'Angleterre suite à la perte de ses colonies américaines). Les premiers bâtiments furent construits en grès, c'est pourquoi le quartier porte le nom de The Rocks, « les pierres ».
Le quartier est assez bien conservé et nous sommes passés devant le plus vieux pub de Sydney mais (étonnamment) nous ne nous y sommes pas arrêtés.

Nous sommes ensuite redescendus vers le pont et l'Opéra afin que Julien puisse faire des photos avec une lumière sympa.


Vendredi 17 Février 2012:

Comme nous n'allons pas nous éloigner de Sydney, et donc ne pas voir beaucoup d'animaux, nous décidons d'aller au Wildlife Center de Sydney qui est une sorte de zoo très interactif avec beaucoup d'espèces australiennes représentées : serpents, araignées, lézards, varans, petits mammifères nocturnes, chauves souris, papillons et même un crocodile de mer.
Mais aussi des émeus (sorte d'autruche sans ailes), des koalas (adorables) et bien sur des kangourous de différentes races, des grands, des moyens et des beaucoup plus petits.



MANLY BEACH :

Nous passons une semaine à Manly. Au programme, plage, bronzage et repos pour Aurore, plage, surf et repos pour Julien.



Quand nous arrivons, se termine un concours de surf qui a duré une semaine. Du coup, la plage est bondée. Julien se renseigne pour les cours de surf et choisi un « package » de 5 leçons de 2h chacune.
Il en fera donc tous les jours de lundi à vendredi, semaine sportive pour lui car durant une journée, alors qu'il a pris un cours le matin, il loue une planche l'après-midi pour retourner surfer.



Aurore, pendant ce temps, se dore au soleil et peaufine son bronzage. Après la fin du concours de surf, il y a beaucoup moins de monde sur la plage et c'est bien plus agréable. Elle se baigne aussi un peu mais les vagues sont un peu trop fortes pour elle (et oui, nous sommes sur une plage de surf !).

Le mardi étant mardi gras, nous avons fait des crêpes (heureusement en Australie, ils ont du nutella!).

Une semaine de détente donc avant de passer par Singapour pour aller à Bornéo.

Bonus: Le sackboy aussi en a bien profité !




Bilan Australie:

Nous n'avons passé que deux semaines en Australie dans la région de Sydney. C'est une ville très agréable et très diversifiée (parcs, immeubles, plages,...).
L'Australie est un pays dans lequel nous reviendrons afin de le découvrir davantage.
Malheureusement, c'est un pays très cher (comme la Nouvelle-Zélande voir même un peu plus sur Sydney).

Si jamais vous voulez découvrir l'Australie du fond de votre lit et en riant allégrement, nous vous conseillons: Le koala tueur et autres histoires du bush de Kenneth Cook, un recueil d'histoires courtes absolument hilarantes sur les mésaventures d'un auteur australien qui visite le bush.


samedi 17 mars 2012

Bilan Nouvelle-Zélande:


Des paysages magnifiques, une densité très peu élevée (environ 4 millions d'habitants dont 3 millions sur l'île Nord) mais des petites villes un peu partout (il est rare de faire plus de 3h de route sans en croiser une), la Nouvelle-Zélande est sans conteste un très beau pays.
Par contre, attention au froid (même en été, prévoir une polaire et un pantalon) et à la pluie. Les prix sont aussi très dissuasifs donc planifiez bien votre budget avant de partir.

Un tour à deux en Nouvelle-Zélande c'est:
  • Plus de 5000 km en van.
  • 21 nuits dans des camps du DOC
  • 10 nuits en holiday parc
  • Plus de 1000 photos/vidéos prises

Informations diverses concernant la Nouvelle-Zélande :

Le taux de change de la Nouvelle-Zélande était de 1,6$NZ pour 1€ lors de notre passage.
Le van est un des meilleurs moyens de se déplacer dans ce pays car il permet de se déplacer, d'y dormir et d'y manger.
Par contre, le camping sauvage est interdit mais il y a des camps gratuits ou très peu chers (5$NZ/pers) dispersés dans les deux îles. Sinon il y a aussi des « holiday park » qui sont en fait des campings tout équipés mais les prix sont très variables et peuvent monter très haut.

Les paysages sont partout magnifiques et varient beaucoup d'une région à une autre. Dans l'île du nord vous trouverez plutôt des paysages vallonnés et verdoyants tandis que l'île du sud alterne entre montagnes aux sommets enneigés et grandes étendues dorées. N'hésitez pas à vous perdre de temps en temps sur les petites routes, certaines valent le détour.


Les 5 choses que l'on a préférées :
  • La grande liberté que procure le van
  • Les kiwis au wildlife center
  • Les paysages
  • Le bungy
  • Les sources d'eau chaude

Les 5 choses que l'on a le moins aimées :
  • Les prix exorbitants
  • Le kayak de mer
  • Les sandflies (sorte de petites mouches qui se déplacent en bande et qui mordent et font des boutons qui grattent horriblement)
  • Le temps parfois très froid et très pluvieux
  • Faire le plein (trop) souvent.

Les choses que l'on aurait aimé faire :
  • Visiter hobbittown
  • Du kayak dans les fjords
  • Du zorbing (descendre une pente dans une bulle de plastique géante, oui ils sont fous ces new-zélandais)
  • Et toutes les petites visites/activités beaucoup trop chères


Pas de cartes car le site de Googlemap n'est pas stable en ce moment et nous a effacé deux fois nos cartes (qui sont plutôt longues à créer). Quand nous aurons de nouveau le temps et la patience, nous actualiserons ce message.


dimanche 11 mars 2012

Nouvelle-Zélande: suite et fin !



Après avoir quitté Queenstown, nous passons la nuit près de Te Anau, la dernière ville avant le parc national des Fjordlands, le plus grand des parcs nationaux de Nouvelle-Zélande.




Le matin, nous partons réserver notre tour dans les fjords. Pour visiter les fjords, plusieurs options sont possibles: le kayak, le bateau ou l'avion. L'avion étant très cher, nous hésitions entre le bateau et le kayak, jusqu'à ce que nous découvrions le prix d'une journée en kayak: 200$NZ par personne! Du coup, le choix a été vite fait: bateau. D'autant plus qu'avec notre location du van, nous avons droit à une offre spéciale: un billet acheté, un billet offert.
Nous allons visiter le fjord Milford Sound car on ne peut pas visiter tous les fjords. Le Doubtful Sound peut également être visité mais il est beaucoup moins accessible.
Les Fjordlands font partie d'une chaîne de montagnes appelée les Alpes du Sud (pas beaucoup d'imagination ces Néo-Zélandais). Ils sont inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco sous le nom Maori de Te Wähipounamu qui signifie "lieu du pounamu", le pounamu étant un minéral de couleur verte qu'on ne trouve qu'en Nouvelle-Zélande et en Australie.



Nous partons immédiatement car nous avons réservé le tour pour cet après-midi même du fait du beau temps qui ne doit apparemment pas durer dans les prochains jours.
Le tour en bateau dure environ 3h et nous permet de voir de magnifiques paysages de montagnes recouvertes de forêt surplombant l'eau. Nous voyons également des phoques.


Après cette visite dans les Fjordlands, nous partons dans la région des glaciers.
Les glaciers Fox et Franz Josef sont les deux glaciers qui descendent le plus bas au monde (pratiquement au même niveau que la mer). Bien qu'ils aient perdu une grande partie de leur surface , ils continuent d'avancer.



Nous nous arrêtons d'abord au Fox Glacier qui fait 14 km. Une petite marche de vingt minutes nous emmène au pied du glacier. Ici, ils ne rigolent pas avec la sécurité! Si le glacier se brise, la vallée peut être inondée en très peu de temps.Il y a quelques années, le parking visiteurs a même été inondé. Du coup, il y a des panneaux partout avec des photos et des articles de journaux sur le danger du glacier et l'importance de rester derrière les barrières de sécurité.



Le lendemain, nous voulons voir le Franz Josef et nous nous arrêtons donc pour la nuit dans la ville du même nom.
Vers 8h du matin, un son strident nous tire soudain du sommeil. L'alarme de la voiture s'est déclenchée? Nous avions une alarme? Non, c'est le klaxon qui a décidé de se déclencher et de ne plus s'arrêter. S'en suit toute une série de tentatives pour le faire stopper mais rien n'y fait. Après 5-7 minutes d'essais infructueux, nous décidons de quitter le camp où nous étions (histoire d'éviter d'avoir en plus tout le camp mécontent après nous!) et nous traversons la ville avec le klaxon continuant à sonner sans interruption!
Nous nous arrêtons dans un endroit à peu près désert et continuons nos essais, Julien ne parvenant à enlever la batterie, il tente d'enlever tous les fusibles sans succès. On essaie aussi de joindre l'assistance technique mais nos téléphones français ne reconnaissent pas le numéro.
Finalement après 10 bonnes minutes de bruit assourdissant dans les oreilles, Julien trouve le fil reliant le klaxon et le débranche (bon dans l'énervement, il l'a plus coupé que débranché). Le bien que ça fait quand le bruit s'arrête!!
Nous retournons au camp (en ayant un peu peur d'être reçu par des jets de pierre) mais personne ne semble avoir remarqué le bruit (les néo-zélandais sont vraiment très cools). Nous avons appelé l'assistance technique mais il n'y avait plus rien à faire (à part remplacer le câble). Nous roulerons maintenant sans klaxon.
Après toutes ces émotions, nous partons tout de même voir le glacier Franz Josef. Ce glacier, nommé d'après l'Empereur Franz Joseph d'Autriche, mesure 12km.

Nous continuons à remonter et arrivons au Abel Tasman National Park.
Nous allons dormir dans un basic camp près duquel se déroule un festival de musique. Ce festival a lieu sur une semaine et semble très sympa mais le ticket à la journée est trop cher, du coup, nous ne faisons que le traverser. Beaucoup de tentes et de vans mais aussi des campements type indien (avec des tipis), hippie (grandes tentes colorées) et un campement dans lequel officie une diseuse de bonne aventure donnant également des cours de yoga!
Et même si nous ne sommes pas très loin du festival, nous n'entendrons pas de musique, dommage!

Le lendemain c'est kayak de mer! Julien en avait envie depuis longtemps et le Abel Tasman est réputé pour ça et ses randonnées. Cela permet d'aller faire un tour de deux îles et de se poser sur de très belles plages. Il y a l'option balade de trois jours, ce qui permet de s'éloigner un peu plus dans le parc avant de revenir toujours par kayak. Les autres options sont à la journée: prendre le kayak pour faire un tour et le ramener au même point ou prendre le kayak pour se rendre sur une plage et revenir à pied par une petite marche de 12km. Bien sur, nous avons choisi la marche!
Julien a déjà fait du kayak de mer mais Aurore jamais. Par contre, elle a déjà fait du kayak et s'imagine que c'est à peu près la même chose.


Nous commençons tout d'abord par un petit briefing: comment monter et descendre du kayak, pagayer, manoeuvrer le gouvernail (c'est Julien qui en a la charge), mettre et enlever la jupe (afin d'éviter que de l'eau ne rentre dans le kayak),....
Puis à l'eau. Les vagues sont très grosses (selon l'unité de mesure d'Aurore) et la jupe se révèle immédiatement utile. Nous entamons notre tour avec pour objectif de passer derrière une des îles puis de rejoindre la plage tranquillement après avoir fait un stop sur une autre plage pour manger. Nous devons déposer le kayak avant 16h30 car il sera ramené par un bateau taxi. Nous avons à passer une zone un peu plus difficile car le vent y est plus fort et les vagues plus grosses mais notre instructeur nous a dit avant de partir que ça devrait aller car le vent n'était pas trop fort.

Notre balade se déroule bien mais Aurore est un peu inquiète de l'horaire à tenir et fatigue vite (les vagues sont grosses, on vous a dit). Nous avons une carte mais l'échelle est particulière et nous avons l'impression d'avoir une longue route à faire.
Au moment où nous arrivons au bout de l'île (plus de la moitié du chemin), nous commençons à trouver les vagues de plus en plus grosses, et même si Julien garde un ton tout à fait serein, Aurore l'est beaucoup moins. A un moment donné, panique, une énorme vague arrive sur nous et nous nous retrouvons dans un creux de 2m. Nous pagayons à fond pour éviter que la vague ne casse sur nous et renverse le kayak et la balade en kayak commence à ne plus être drôle du tout pour Aurore qui a froid, mal au bras et aux fesses. Heureusement, une plage arrive et nous nous y arrêtons pour manger. Malheureusement, il n'y a pas de soleil et comme nous sommes trempés, ce n'est pas très agréable.
Et après il faut reprendre le kayak pour finir la balade, Aurore n'est plus du tout motivée.
Mais nous avons quitté la zone un peu plus difficile (beaucoup plus!) et on voit la différence.
Nous atteignons tranquillement la plage où nous devons laisser le kayak un peu avant 16h et Julien va se baigner rapidement, le soleil étant revenu.
Le kayak de mer n'est pas du tout comme le kayak, il faut faire avec les vagues et on est vite mouillé, conclusion pour moi, je n'aime pas le kayak de mer!



Le plus dur est fait, nous pensons mais maintenant une petite marche de 12km nous attend, environ 4h nous a-t-on dit et il est déjà 16h passé!
Du coup, nous décidons de faire ça rapidement. Et attaquons une marche rapide. Heureusement que nos jambes n'ont pas trop travaillé pour l'instant. Finalement, nous terminons les 12km en 2h30 (comme quoi, ne pas vouloir finir dans le noir motive!) et après une douche nous reprenons notre route pour rejoindre un autre camp et nous rapprocher de Picton car nous prenons le ferry pour l'île Nord dans deux jours.

Nous revoici à Wellington sur l'île Nord après avoir re-traversé le détroit de Cook, et nous allons visiter le Te Papa Museum, un musée sur l'histoire de la Nouvelle-Zélande, depuis que l'île en est devenue une, l'arrivée des premiers habitants: le peuple Maori, les colons, ….
C'est un très beau musée, très interactif et donnant des informations scientifiques de manière très claire. C'est aussi un très grand musée, on peut facilement y passer plusieurs jours.
A un étage, a été installé un lieu particulier, un Marae, lieu sacré de rassemblement pour les Maori.

Nous continuons ensuite tranquillement notre route vers Auckland, où nous devons rendre le van, en admirant les magnifiques paysages.

Sur la route, nous arrêtons dans une petite ville, Otorohanga et allons dans un holiday park (une alternative aux camps du DOC mais souvent plus chers). Celui-là est assez bon marché et nous permet de profiter d'une douche chaude, d'une cuisine, d'une laverie et est relié à un Wildlife Center.

Ce wildlife center regroupe une partie de la faune et de la flore de Nouvelle-Zélande dont les fameux kiwis, ces oiseaux qui ne peuvent pas voler. Cette espèce nocturne est endémique à la Nouvelle-Zélande, ses plumes sont brunes et ressemblent à des poils, ses ailes sont atrophiées et elle possède de courtes pattes armées de griffes. Ils vivent dans des sortes de terriers dans des souches ou sous des fougères. C'est une espèce protégée ici car en danger.

©Wikipédia
En effet, lorsque les colons anglais sont arrivés, un d'eux a eu la bonne idée de ramener des lapins qui se sont reproduit à très grande vitesse. Pour juguler cette surpopulation, des furets ont été introduits sauf qu'ils ne sont pas attaqués qu'aux lapins mais également aux kiwis. Et autant un kiwi adulte est assez gros, fort et rapide, autant les oeufs et les bébés kiwis représentent des proies assez faciles.
Du coup, la population des kiwis a baissé drastiquement et maintenant des zones protégées sont mises en place dans lesquels les chiens sont interdits (apparemment ils aiment pourchasser les kiwis) et où sont installées des pièges afin de tuer les furets.

©backpackercampervans.co.nz
Le gouvernement a également mis en place des équipes qui vont prélever les oeufs de kiwi afin de les faire naitre à l'abri (dans la nature, sur 10 oeufs seuls 3 écloront et seuls un bébé survivra environ) et les faire grandir jusqu'à ce qu'ils aient atteint une certaine taille dans un environnement sans prédateur.

Après avoir (enfin) vu des kiwis, nous pouvons finir notre voyage en Nouvelle-Zélande l'esprit tranquile. Nous continuons notre remontée vers Auckland où un avion nous attend pour un pays un peu plus chaud : l'Australie.

jeudi 1 mars 2012

Ile du sud: du ferry au bungy


Après une nuit à Wellington, nous prenons le ferry le matin pour Picton, la ville de l'île sud où accostent les ferry.
La traversée du détroit de Cook est magnifique. Après avoir navigué entre les deux îles, le bateau entre dans un fjord bordé par de petites montagnes recouvertes de sapin. Le ton est donné, l'île du sud possède une nature des plus majestueuses.

Le ferry accoste à Picton et nous partons à la recherche d'un magasin pour nous ravitailler. La ville n'est pas super et il n'y a rien à faire en dehors de la visite des fjords (que nous ferons au retour) nous avançons donc sur la route de Christchurch et nous dormons dans un petit terrain de camping perdu en bord de mer.

Le lendemain nous arrivons à Kaikoura, une petite ville côtière qui n'a pas vraiment de charme au premier abord mais qui possède une péninsule classée parc national qui, parait-il, vaut le détour. C'est aussi le domicile d'une grosse colonie de lions de mer.
Nous reportons notre visite au lendemain car la journée est bien avancée et profitons de la fin d'après midi pour avancer un peu le blog (et nous n'arrivons toujours pas à combler le retard... désolé !).


Réveil tranquille, petit déjeuner et nous partons pour le tour de la péninsule. Il faut environ 3 heures pour le faire mais nous partons de la ville et non pas du parking donc il nous faudra certainement un peu plus de temps.
Une fois arrivés au parking, nous cherchons les lions de mer qui devraient se trouver dans le coin. Nous en apercevons trois qui se reposent au soleil mais aucune trace des autres. Nous décidons de continuer un peu au pied des falaises pour voir s'ils ne sont pas partis plus loin mais au bout d'un moment le passage devient impraticable et nous sommes obligés de revenir sur nos pas pour suivre la route normale. Donc pas de chance, nous n'avons pas vu les lions de mer.
Le chemin s'élève au dessus des falaises et nous offre une vue magique sur l'océan (pacifique) et les montagnes à l'est.


Nous finissons le circuit et retournons en ville où l'on essaye de trouver un restaurant qui sert la spécialité de Kaikoura : la langouste. Trouver un restaurant n'est pas un problème mais le prix en est un. Compter au minimum 50$NZ pour une langouste. Trop cher pour nous, ce soir, nous ferons des pâtes dans le van !

Le lendemain, l'idée est de rallier Christchurch et d'y dormir. Sur le trajet, nous apercevons des formes bizarres dans la mer, tout prêt de la côte. Il nous faut quelques instants pour nous rendre compte que ce sont les lions de mer ! Ils n'étaient finalement pas si loin et se cachaient des touristes, les malins.
Nous nous arrêtons sur le premier « parking » pour nous approcher un peu plus prêt.
Manque de chance, nous devons traverser une grosse colonie de mouettes avant de rejoindre les lions de mer. En plus, il y a de nombreux nids avec des oeufs par terre et nous apprenons que les mouettes défendent leur nids à coup de cris insupportables et même dans certains cas de passages à ras de nos têtes pour nous intimider.

                                           

Nous avons perdu nos tympans mais nous arrivons finalement aux lions de mer. Ils sont très nombreux (au moins 50) et il y a beaucoup de jeunes car la période des naissances a eu lieu un mois plus tôt.
Nous ne nous approchons pas pour ne pas les déranger (surtout que les gros mâles peuvent être dangereux) mais Julien qui s'était aventuré un peu plus en avant pour prendre des photos a eu une belle frayeur. Au moment où il enjambe un trou entre deux rochers, il entend un gros grognement juste en dessous de lui. Un lion de mer était certainement en train de se reposer à l'ombre des rochers et n'est visiblement pas content d'être approché de si prêt. Difficile de dire lequel des deux a été le plus surpris.

Après avoir re-traversé le champ de mine mouettes et conduit 1h30, nous arrivons à Christchurch. Première chose à faire, nous rendre au garage de notre compagnie de van pour échanger notre douche solaire, la notre ayant perdue sa poignée dès la première utilisation...

Une fois ce problème réglé, nous prenons la route de l'office du tourisme pour trouver des informations sur la ville mais nous sommes rapidement arrêté par de grosses barrières et par un militaire qui nous explique que tout le centre ville est interdit aux civils. Alerte à la bombe ? Fuite de gaz ? Attaque zombie ? Non rien de tout cela, c'est à cause du tremblement de terre.
Vous en avez certainement entendu parler pendant la coupe du monde de rugby, Christchurch a été frappé d'un très gros tremblement de terre quelques mois avant l'évènement. Il y a eu beaucoup de morts et la plupart des gros buildings ont été fortement endommagés et certains menacent de s'écrouler.
Le centre ville est donc totalement fermé à la population. La ville n'a donc plus grand chose à offrir aux touristes si ce n'est son grand parc et deux musées d'art.
Nous passons donc l'après-midi dans le parc qui est vraiment très calme avec un grand canal où voguent des petites barques au milieu de dizaines de canards et nous trouvons un camping dans la ville pour passer la nuit.
Nous souhaitons beaucoup de courage aux habitants de cette ville qui doivent tout reconstruire. A la vue des dégâts sur les bâtiments, nous ne pouvons qu'imaginer la puissance de ce séisme et la panique qu'ils ont dû vivre. Nous espérons que la reconstruction sera rapide.

A une heure de Christchurch se trouve la Banks Peninsula, une péninsule très vallonnée avec une nature très préservée. C'est ici que se trouve une curiosité qui nous tient à coeur de visiter : la ville d'Akaroa.
Cette ville attire de nombreux touristes chaque jour et est devenue un incontournable dans cette région car c'est une ville..... française ! Et oui ! Noms de rue en français, enseignes en français, boucherie et boulangerie française et même la bien-nommée station service « L'Essence ».

     

Mais pourquoi tant de français ? Et bien c'est ici que dans les années 1830, un capitaine français acheta toute la péninsule aux Maoris car les baleines étaient très nombreuses dans la région et qu'il voulait en faire un port pour les baleiniers français.
Mais ce n'est qu'en 1840 qu'un groupe arriva dans la péninsule et entre temps, les Anglais avaient déjà signé le traité de Waitangi qui leur assurait la possession de toute la Nouvelle-Zélande et donc de la péninsule. Malgré tout les français sont restés au village d'Akaroa et quelques habitants ont donc des ancêtres français.


Quelques jours plus tard, après être passés au pied du mont Cook (la plus haute montagne de Nouvelle-Zélande: 3754m, photo au dessus), nous arrivons à Queenstown.
Cette ville, de taille moyenne pour le pays, est située juste au bord d'un grand lac entouré de montagnes, on se croirait sur le lac de Genève.
Mais Queenstown est surtout réputée pour être la ville des sports « extrêmes » car c'est ici que le saut à l'élastique (bungy en anglais (prononcer: bunji)), entre autre, fût inventé ! Julien a dans l'idée de faire son premier saut à l'élastique ici depuis la préparation du voyage, nous allons donc à l'agence.
Pour info, il n'y a qu'une seule compagnie de saut à l'élastique à Queenstown et elle propose trois sites différents :

  • Le premier est le bungy original, le premier site de bungy au monde, sur un pont avec une chute de 43m et la possibilité de toucher l'eau ou d'être complètement immergé dans la rivière sous le pont.
  • Le second est dans Queenstown même sur la colline qui surplombe la ville. Une chute de 47m avec comme particularité d'être attaché au niveau du nombril (avec un harnais) pour effectuer des sauts « freestyle » comme des sauts périlleux ou d'autres figures. Certains sautent même en costume.
  • Le dernier est un des plus haut bungy du monde et le plus haut de Nouvelle-Zélande. 134m de chute, environ 7-8 secondes, dans un canyon... impressionnant.

Après hésitation entre le 1 et le 2 (le dernier étant trop cher), Julien se décide pour le deuxième dans Queenstown donc. Le rendez-vous est pris pour le lendemain 17h au sommet de la colline.
Nous passons la fin d'après midi à visiter la ville et dormons sur un terrain de camping très sympa à quelques kilomètres de la ville.

De retour dans la ville le lendemain matin nous visitons le parc de Queenstown et nous découvrons un nouveau sport très étrange: le frisbee-golf ! Le principe est simple, des poteaux entourés de chaînes (pour arrêter les frisbees) sont placés dans le parc et le but est d'envoyer son frisbee dans les poteaux en un minimum de lancers. Bizarre.

Pour rejoindre le sommet de la colline et la plateforme du saut à l'élastique, nous avons décidé de monter à pied car le téléphérique coûte cher (et oui encore.... décidément la Nouvelle-Zélande n'est pas très bon marché). Un peu plus d'une heure plus tard, nous dominons la ville et un très beau point de vue nous est offert.

Nous avons encore une bonne heure et demi avant le saut de Julien et nous en profitons pour faire de la luge d'été ! Inutile de dire qui est sorti de vainqueur de cette course folle sur les pentes de Queenstow (Aurore étant, selon ses mots: « restée coincé derrière deux enfants qui l'empêchait honteusement de passer ». Enfin Julien avait bien réussi … surement qu'il n'avait pas peur de les pousser un peu...).

Après ce moment détente, Julien commence à sentir une « légère » (plutôt grosse en fait) pression qui monte sur le chemin du site de saut. Il se rend au bureau, présente son ticket, monte sur une balance (qui rajoute quelques kilos pour la sécurité.... selon lui) et il doit se rendre sur la plateforme pour s'équiper et finalement sauter s'il le peut.

Petit compte rendu de ce qui se passe dans la plateforme :

Tout cela va en fait très vite. On arrive, on donne son ticket et le personnel nous passe un harnais, type escalade mais qui maintient aussi les épaules. On s'équipe (2 minutes) et on s'assoit sur un banc attaché avec un mousqueton. Avant moi il y avait deux sauteurs, une fille et un garçon. La fille a mis longtemps à sauter, j'ai même cru que l'instructeur allait la pousser à un moment mais finalement elle s'est laissé tomber du bord de la plateforme. Le garçon (qui devait avoir 14 ans) s'est juste approché du bord et a sauté sans broncher.
A ce moment là je me dis « Mais qu'est-ce que je fais là, moi ? ». Le garçon remonte et l'instructeur me fait signe que c'est mon tour. Je me lève, il m'accroche l'élastique et me fait venir au bord de la plateforme pour voir le vide et prendre deux photos. Car la façon « normale » de faire ce saut c'est de s'élancer du fond de la plateforme et de sauter directement dans le vide. Ce qui est vraiment impressionnant car le saut fait seulement 47m mais quand on est au fond de la plateforme, on ne voit pas la colline mais juste la ville qui est 400m plus bas … Cela donne vraiment l'impression qu'on va sauter de la tour Eiffel.

Autant vous dire qu'a partir de ce moment j'ai mis mon cerveau sur « off » sinon c'est dur de sauter. Le mec me demande de reculer au fond de la plateforme, il compte jusqu'à 3, je cours et je saute. Pas le temps de réfléchir et c'est bien mieux comme ça. Après c'est très bizarre, tout se passe très vite mais en même temps c'est long ! Je tombe, et je remonte (sans aucun choc, je suis un peu étonné car je m'attendais à quelque chose de plus violent sur le rebond. Mais là je le sens à peine, les techniques ont dû bien évoluer).
Après 3-4 rebonds, l'élastique se stabilise, l'instructeur fait glisser une corde le long, je l'accroche au harnais et il me remonte (à l'aide d'un treuil, ils ne remontent pas les gens à la main toute la journée !).
Petit détail : j'ai séquestré le sackboy dans ma poche pour qu'il m'accompagne pendant le saut ! Il a donc lui aussi fait son baptême de bungy.

Et voilà c'est fini ! Un certificat de saut et un T-Shirt plus tard, nous redescendons de la colline avec le téléphérique car Aurore a trouvé deux tickets non utilisés dans les toilettes !!! (Comme quoi y aller souvent, c'est finalement utile ;) )


Retour au van et direction la région des Fjordland pour y passer les prochains jours.
Suite au prochain article.

Ps: Pas de photo du saut de Julien mais nous avons une vidéo que nous posterons dès que l'internet le permettra !

vendredi 17 février 2012

Aotearoa : Nouvelle-Zélande, île du Nord



Nous voici en Nouvelle-Zélande, le pays des kiwis (pas ceux aux uels vous pensez!) appelé aussi Aotearoa (pays du long nuage blanc) par les Maori, les premiers habitants de la Nouvelle-Zélande.

Situé dans l'océan pacifique, ce pays est aux antipodes de la France. Avec un décalage horaire en été (actuellement donc) de 12h. Et sa population est d'environ 4 millions d'habitants, 3 sur l'île Nord (la plus petite) et 1 sur l'île sud. Autant vous dire que l'île Sud est particulièrement vide.

La Nouvelle-Zélande est très réputée pour son tourisme « nature ». Ses paysages sublimes ont été rendus célèbres par les films du Seigneur des Anneaux, tournés en grande majorité dans ce pays.
Il faut dire que l'île est extrêmement bien préservée et les autorités Néo-Zélandaise sont très strictes sur les conditions d'entrée.
A la douane, vous avez le droit à un questionnaire sur ce que vous transportez et les lieux où vous vous êtes rendus dans les semaines précédentes. Si, comme nous, vous avez fait de la randonnée, vos chaussures seront inspectées (mieux vaut les nettoyer avant de prendre l'avion) et votre tente aussi.
Aucun fruit/viande/produit laitier frais n'est autorisé à rentrer sur le territoire sans autorisation. De même pour les graines de plantes et les animaux. Vraiment strict, on vous dit ! Mais le résultat parle de lui même : l'île ne subit aucune contamination extérieure et possède une nature des plus extraordinaires.

Quelques infos sur la Nouvelle-Zélande :

  • Sport national : Rugby (équipe des All Blacks). Ainsi que de nombreux sports extrêmes inventés ici (saut à l'élastique, jet boat, zorball,...)
  • Personnalités Néo-Zélandaises : Edmund Hillary (premier homme au sommet de l'Everest), Peter Jackson (réalisateur, entre-autre, du Seigneur des Anneaux), Russell Crowe (acteur, entre-autre, dans Gladiator)
  • Particularités naturelles : les kiwis (symbole national), la fougère argentée  (emblème du pays ainsi que de l'équipe de rugby) et des volcans partout.

Lundi 9 Janvier 2012:

Après une nuit à Auckland, nous récupérons notre van. C'est le van Andy Warhol et il est orné d'un Che, d'un auto portrait et de la fameuse boite de conserve d'un côté et d'une Marilyn, d'un Mickey et d'une banane de l'autre. C'est sûr que nous n'allons pas passer inaperçu et au final, c'est très pratique pour retrouver son véhicule sur un grand parking!


Nous nous installons dans le van et partons pour notre première destination, Matamata ou Hobbittown car c'est là qu'ont été tournées certaines scènes du Seigneur des Anneaux, celles de la Comté et des maisons hobbits. Sur demande de Tolkien, tous les décors du film ont été détruits sauf ces fameuses maisons qu'on peut donc visiter. Mais lorsque nous nous renseignons, nous déchantons rapidement! En effet, la visite des maisons coûte 66 dollars soit environ 40 euros par personne!! Nous savions que la Nouvelle-Zélande était chère mais à ce point!
Du coup, on fait une photo souvenir dans la ville et nous repartons pour trouver un endroit où dormir.


Petite explication de pourquoi louer un van: la Nouvelle-Zélande étant (comme nous en avons donné la preuve plus haut) un pays cher, c'est à nos yeux la solution la plus économique. En effet, qui dit van dit moyen de transport plus endroit où dormir plus lieu de vie. Notre van est en mode banquette/ table la journée et en mode lit la nuit.
De plus, il est équipé d'un petit robinet avec un gros bidon d'eau, d'une bonbonne de gaz et d'équipements de cuisine (casserole, poêle, assiettes, couverts,... et une glacière que nous rechargeons en glace afin de lui faire faire office de frigo), ce qui nous permet d'y faire à manger.
Ce van nous permet donc de ne pas payer de backpackers (très chers, environ 30 dollars NZ/nuit/pers pour un dortoir), de manger pour beaucoup moins cher et d'avoir le prix du véhicule inclus.
Par contre, ce qu'on ne savait pas, c'est que la loi sur le camping est très stricte ici. Le free camping (sorte de camping sauvage) est très encadré et si on campe à un endroit non autorisé, c'est 200 dollars d'amende. Heureusement, il y a par contre pas mal de camps du DOC (Département Of Conservation) qui sont spécialement conçus pour le camping un peu partout sur les deux îles.
Ces camps coûtent entre 5 et 19 dollars par personne par nuit en fonction des services proposés (électricité, douches chaudes ou froides, …) et certains sont gratuits mais eux ne proposent que des toilettes très basiques (c'est à dire une sorte de trou dans le sol sur lequel ont été posées des toilettes!).

Nous traversons donc la Comté (les paysages sont très ressemblants) et allons dans un camp du DOC pour y passer la nuit. C'est un petit camp près d'un lac très agréable et très calme.

Mardi 10 Janvier 2012:

Aujourd'hui, nous passons par le lac Taupo et il y a des sources d'eaux chaudes dans la région. Du coup, nous décidons d'en profiter car le prix n'est pas trop élevé (pour la Nouvelle-Zélande) et on a eu un coupon de réduction grâce à notre passage par l'i-site (le centre d'information touristique, il y en a beaucoup et ils sont vraiment bien).
Nous passons donc une grande partie de l'après-midi dans des piscines d'eaux chaudes de différentes températures. Très agréable.

Sur la route nous croisons un volcan qui nous semble familier (à gauche sur la photo). 


Vous le reconnaissez ? Petit indice, il apparaît dans un film !

Mercredi 11 Janvier 2012:

Dans notre camp de la nuit, nous avons rencontré Tobias, un allemand qui visite la Nouvelle-Zélande en vélo. Il est coincé dans ce camp depuis deux jours car son vélo est cassé, nous lui proposons de le déposer dans la ville la plus proche avant de continuer notre périple.


Aujourd'hui, nous faisons une longue journée de route pour descendre rapidement vers Wellington où nous prendrons le ferry pour l'île du Sud le 15 Janvier.
Nous trouvons un camp basique assez éloigné et dans lequel pour le coup, il n'y a personne!
Le camp est vraiment beau, en pleine nature mais très isolé et Aurore ne fait pas la fière quand elle doit aller aux toilettes dans la nuit!

Jeudi 12 Janvier 2012:

De ce camp débute une petite randonnée qui mène à une rivière. Après une bonne demi heure de marche, nous l'atteignons et Julien a alors la merveilleuse idée de traverser.
Il faut savoir que la rivière est très, très froide et le courant très fort. Julien passe d'abord, il faut un peu plus de temps à Aurore qui a les pieds congelés pour vaincre le courant.
Pour nous remettre de ce bain de pied glacé, nous nous reposons un peu au soleil puis la faim se faisant sentir, nous retraversons (l'eau est vraiment, vraiment froide) pour rejoindre le camp.

En attendant que l'eau des pâtes bout, nous décidons d'inaugurer la douche solaire que nous avons également dans le van. Le système est très simple, c'est une poche d'eau d'environ 20 litres dont un des côtés est noir ce qui permet de chauffer l'eau quand on la met au soleil et heureusement aujourd'hui, il fait grand beau.
Nous l'avions mis dehors avant de partir pour notre épique traversée et en revenant l'eau est chaude.
Mais lorsque nous voulons la suspendre au van, la poignée se casse, ce qui fait que nous n'avons plus de moyen de l'accrocher. Du coup, nous la posons sur le toit du van en la bougeant régulièrement car sinon l'eau ne coule plus. Pas très pratique. Et en plus nous devons attendre Christchurch dans l'île du Sud pour pouvoir la changer!

Puis en milieu d'après-midi, nous décidons de reprendre la route.

Samedi 14 Janvier 2012:

Après une nuit dans un DOC (avec douche chaude!) près de Wellington, nous nous baladons un peu en ville et tombons par hasard sur une brochure pour la visite de Weta Caves, un petit musée lié à une compagnie ayant travaillé sur les films du Seigneur des Anneaux. Petit plus, la visite est gratuite.
Quand nous y arrivons, nous découvrons un tout petit musée dans lequel sont entreposés des figurines, armes et divers objets de différents tournages. Il y en a beaucoup du Seigneur des Anneaux (quasiment tous les personnages principaux sont représentés) mais également des films District 9, Avatar,....
Le musée projette également un petit film d'une demi heure sur le travail réalisé par cette compagnie. Et nous découvrons alors que c'est le deuxième studio d'animation au monde après Pixar (ça tombe bien!) et qu'ils ont travaillé sur énormément de films dont un grand nombre de Peter Jackson. Pour les Seigneurs des Anneaux, ils ont créé les costumes, les armures, les armes, les maquettes des cités,.... Un travail titanesque.


Nous traversons demain avec le ferry pour l'île du Sud mais repasserons sur l'île du Nord lors de notre retour vers Auckland au début du mois de février.

jeudi 9 février 2012

San Francisco


Nous arrivons le matin et allons chez Laurent, Sandrine et Lhassa qui nous hébergent pour la durée de notre séjour. Pour se rendre chez eux, nous passons pour la première fois le Golden Gate mais un épais brouillard ne nous permet d'en voir que des bribes.

Vendredi 30 Décembre 2011:


Aujourd'hui, le Golden Gate est toujours dans les nuages et nous le traversons pour nous rendre à Chinatown, le quartier chinois de San Francisco, l'un des plus grands des Etats-Unis.



Et effectivement, quand nous arrivons dans le quartier, nous sommes quelque peu dépaysés, des boutiques de vêtements asiatiques, de babioles, de matériel photo et des restaurants chinois partout. Après une longue balade, nous nous arrêtons dans un petit restaurant pour manger... chinois bien sur!

Samedi 31 Décembre 2011:

 

Nous repartons visiter San Francisco et en particulier les quartiers Castro, quartier gay de San Francisco et Haight qui a été le pôle des années hippies dans les années 60.
Cette ville est très agréable malgré ses rues extrêmement pentues, tant qu'on est en voiture ça va mais à pied, c'est autre chose.


Le quartier Castro est devenu célèbre dans les années 1970 lorsqu'il a été investi par un grand nombre d'homosexuels suite au summer of love qui a eu lieu dans le quartier de Haight en 1967 et est devenu un lieu de résistance pour ce mouvement. C'est aussi ici qu'Harvey Milk a vécu et débuté sa campagne afin d'accéder à la mairie, une première pour un homme ouvertement homosexuel.
Dans ce quartier, les homosexuels s'affichent et de nombreux magasins sont spécialisés dans les articles gays (dont de nombreux sex-shops). Ce quartier a été nommé d'après sa rue principale Castro Street.

Le quartier de Haight est tout à fait différent. Siège du flower power suite au summer of love, le mouvement hippie y est encore très présent comme peuvent en témoigner un certains nombres de magasins vendant de la marijuana, les maisons très colorées et les fresques aux murs.



C'est ici que nous trouvons une petite crêperie créée par un français et où nous mangeons une crêpe à l'heure où sonne minuit en France.

Dimanche 1 Janvier 2011:

Après avoir fêté la Nouvelle Année avec des amis de nos hôtes, nous partons visiter dans l'après-midi le campus de Berkeley (la prestigieuse université).
Ce campus est vraiment magnifique avec de très beaux bâtiments, des espaces verts, stades et lieux de sports.

Vendredi 6 Janvier 2011:


De notre retour de Las Vegas et avant de partir pour la Nouvelle-Zélande, nous allons visiter Pixar. En effet, Jean-Claude, un ami de Laurent et Sandrine, qui travaille à Pixar, nous a proposé de nous faire visiter les lieux (si bien sur, nous avions le temps... Mais bon pour voir Pixar, on l'a vite trouvé le temps).
Nous voici donc à midi aux grilles de Pixar où après avoir vérifié notre identité, le garde nous gratifie d'une petite étiquette avec nos noms et nous indique le parking.


Jean-Claude nous retrouve dans le hall du premier bâtiment "designé" par Steve Jobs. Ce bâtiment, en briques et métal est vraiment superbe avec beaucoup d'espace et un immense hall où se trouve la cafétéria, J-C nous explique que lorsque tout le personnel doit être réuni, c'est ici que cela se passe.
Dans ce bâtiment, à l'étage, où se trouvent des bureaux (ainsi que des cuisines toutes équipées: micro-ondes, cuisinière, placards et même lave-vaisselle!), on peut admirer des dessins, peintures et maquettes du dernier film réalisé, dans notre cas, Cars 2. Grâce à ça et aux explications de J-C, on comprend le processus de création du film et tous ces dessins sont vraiment magnifiques.


Après avoir fait le tour du premier bâtiment, nous passons au deuxième, "designé" cette fois par John Lassiter. Mais avant, nous passons devant le terrain de football, la salle de sport ainsi que la piscine extérieure chauffée qui permet au personnel de Pixar de se détendre et se défouler durant leurs longues journées de travail. Et là, on se dit que travailler à Pixar, c'est le rêve!
Le deuxième bâtiment est différent du premier, il n'y a pas de grands espaces mais une deuxième cafétéria. Les salles de réunion sont plus petites et donnent un effet plus cosy. Ils ont aussi plusieurs salles de projection leur permettant de visionner projets et films et qui sont de réelles petites salles de cinéma!!!

Et pour finir, J-C nous a invités à manger à Pixar, à la cafétéria où tous les plats sont faits sur demande!!

Avant de nous rendre à l'aéroport, nous faisons un détour par le siège d'Apple qui se trouve à Cupertino dans la région de San Francisco.
Le bâtiment, "designé" là aussi par Steve Jobs, est tout en rond et très grand. Nous passons par la boutique Apple où toutes sortes de gadgets sont vendus, cela va de la pochette d'Iphone à des tee-shirts en passant par des stylos et carnets Apple! Et bien sur, le nouvel Iphone 4S mais Julien a résisté!!

Puis nous partons pour l'aéroport pour 13 heures de vol, direction la Nouvelle-Zélande! Mais avec le décalage horaire, nous partons le 6 au soir pour arriver le 8 au matin!

Dernière info: de nombreuses maisons sont accrochées à la colline mais nous n'en avons pas vu de bleue. Surtout qu'il paraît que la fameuse maison est maintenant peinte en vert.