samedi 28 avril 2012

Brunei, Labuan, Sabah: fin du voyage à Bornéo

Brunei:

Après avoir quitté le parc national Mulu, nous passons rapidement par Miri pour traverser la frontière direction le sultanat de Brunei Darussalam où nous allons passer deux jours.

Mardi 13 Mars 2012:

A Brunei, nous restons à Bandar Seri Begawan la capitale, où il y a de nombreuses mosquées (nous sommes dans un pays musulman) et l'une des plus célèbres est la mosquée Omar Ali Saifuddin. C'est une très belle mosquée possédant un joli plan d'eau sur lequel est construit un bateau.
Par contre, les visites sont très limitées du fait des horaires des prières et l'on ne peut se tenir qu'à l'entrée de la mosquée et ne faire que quelques pas à l'intérieur mais sans prendre de photos. Mais elle possède une magnifique coupole de vitrail bleu. Et bien sur, pour pénétrer dans la mosquée, il faut que les cheveux d'Aurore soit couvert et également qu'elle mette une grande robe noire couvrant ses bras et ses jambes.


Bandar Seri Begawan possède le plus grand watervillage (village sur l'eau) au monde. Pour se déplacer dans le village, il faut forcément à un moment donné utiliser une embarcation même si beaucoup d'habitations sont reliées entre elles par des passerelles. Mais de nombreux bateaux passent et leurs conducteurs proposent des tours du village.
Nous décidons d'en attraper un qui nous fera découvrir le village et nous emmènera voir quelques singes dans les mangroves qui bordent la ville.


Mercredi 14 Mars 2012:

Aujourd'hui, nous visitons le musée du sultan de Brunei car oui, il possède son propre musée. Ce qu'on peut y voir ? Tout d'abord une petite rétrospective de sa vie (photos du temps où il était à l'école, son uniforme, photos de son mariage et de son couronnement,...) puis un grand nombre de cadeaux offerts par les pays étrangers ou des provinces du sultanat de Brunei. Et il y en a beaucoup, cela passe par des vases, des sculptures, des peintures, des dagues mais aussi des reconstitutions miniatures de différentes mosquées en marbre,.... En tout cas, ça en jette et on se dit qu'il a bien fait de créer un musée car cela ferai beaucoup de bazar à ranger! Malheureusement, nous n'avons le droit de prendre de photos dans le musée qu'à l'entrée où se trouve le char qui transporta le sultan pour son couronnement.


Nous partons ensuite pour Kota Kinabalu (KK, prononcer à l'anglaise: KayKay, c'est plus classe qu'en français !), la principale ville malaysienne de Bornéo.
Pour rejoindre KK, nous devons prendre un premier bateau pour Labuan, une île malaysienne possédant un port franc (c'est à dire détaxé), puis un deuxième pour KK. Nous décidons de passer une journée à Labuan pour visiter un peu.

Labuan:

Jeudi 15 Mars 2012:

Nous voici sur la petite île de Labuan, île malaysienne mais possédant un statut particulier car elle est considérée comme zone franche, c'est à dire, sans taxe, ce qui permet de payer (surtout pour les marchandises comme l'alcool et les cigarettes) moins cher.Mais cette île ne possède pas que ça.
Comme elle n'est pas grande, nous louons un scooter pour aller la visiter. Premier arrêt, une grande cheminée construite très certainement à l'époque de la domination anglaise, personne ne sait pourquoi elle a été construite et aucune trace de suie n'a été retrouvée dessus ce qui laisse supposer qu'elle n'a jamais servie. C'est le mystère de la cheminée.
Deuxième arrêt, un centre animalier uniquement pour oiseaux. Ils ont énormément de races d'oiseaux dont une dit « hello » ainsi que des hornbills. Ils possèdent deux immenses volières permettant de laisser les oiseaux en semi liberté ce qui fait qu'on passe tout prêt de grues chinoises, de hérons et d'un paon, c'est assez sympa.




Après ça, nous mangeons un bout puis allons nous poser prêt d'une plage pour une sieste.
Nous partons le lendemain pour Kota Kinabalu en Sabah.

Sabah:

Nous passons une journée à Kota Kinabalu avant de partir pour Poring. A Kota Kinabalu, il n'y a pas grand chose à faire et la ville n'est absolument pas conçue pour les piétons.

Dimanche 18 Mars 2012:

A notre arrivée à Poring, la veille, nous sommes allés faire un tour aux sources d'eau chaude que possède la ville. Nous avons été un peu déçus après celles d'Agua Callientes (Pérou) et celles de Nouvelle-Zélande. Il s'agit de petits bassins pour une à deux personnes que l'on remplit à la manière d'une baignoire et comme les bassins sont quand même assez profonds, il faut attendre un peu. De plus, comme c'est le week-end, il y avait beaucoup de monde.

Aujourd'hui, nous avons décidé de faire la canopée, c'est à dire une marche à la cime des arbres sur des ponts de cordes, celle-ci est assez petite mais c'est sympa à faire.



Quand nous redescendons, nous passons par une volière pleine de papillons. C'est vraiment superbe de voir tous ces papillons et Julien passe un temps fou à les prendre en photo.




Lundi 19 Mars 2012:

Nous repartons sur KK mais sur le chemin, nous avons la chance de voir une rafflesia. Il s'agit de la plus grande fleur au monde qu'on ne trouve qu'en Malaisie et aux Philippines. Son mode de vie est comparable à celui d'un champignon, c'est à dire qu'elle parasite une plante pour pouvoir grandir. La pollinisation est garantie par les mouches attirées par l'odeur de viande en décomposition que la fleur dégage. Heureusement, celle que nous voyons est encore très jeune et ne sent donc pas encore très fort.



Julien est ravi, il voulait absolument voir une rafflesia et a même créé une danse des rafflesias (faites des mouvements avec vos bras à demi levés vers la gauche puis la droite puis l'inverse en scandant « Rafflesia, rafflesia ») qui a apparemment fonctionné...!


Après un nouveau passage par KK, nous prenons l'avion pour Kuala Lumpur où, après un petit arrêt pour aller voir les Petronas Tower, nous prenons l'avion pour Bali.


mercredi 18 avril 2012

Mulu et la montée aux Pinacles



Mardi 6 Mars 2012:

Nous arrivons en début d'après-midi au parc avec Linda et Tarek que nous avons retrouvés pour prendre l'avion et nous renseignons sur un trek de trois jours qui permet de monter voir des pinacles (des grands rochers acérés qui sortent de la forêt). Le parc n'a plus de guide disponible pour nous emmener mais ils nous expliquent que nous pouvons prendre un guide indépendant dans la ville. Après s'être renseignés, il n'y a pour l'instant aucun guide de disponible mais nous devons repasser plus tard car une personne du village doit passer des coups de fil.

En attendant, nous partons faire une visite guidée (contrairement au Bako, au Mulu, la plupart des visites sont à faire obligatoirement avec un guide) de deux grottes: The Deer Cave et The Lang Cave. Elles abritent toutes les deux des colonies de chauves-souris et la Deer Cave est la grotte avec l'entrée la plus large du monde (en fait, la deuxième plus large derrière une grotte au Vietnam mais cette dernière n'est pas encore reconnue officiellement).
Autre curiosité à l'intérieur de la Deer Cave, quand on regarde l'entrée on peut apercevoir un visage familier.


Après une balade de 2h30, nous ressortons pour voir une des particularités du Mulu, la sortie des chauves-souris. Celles-ci sortent par gros groupes et pour dérouter un possible prédateur, elles se déplacent comme un serpent, elles se mettent en formation et font des ondulations. C'est assez impressionnant!
Sur le chemin du camp nous croisons plein de petites bêtes mignonnes (ou pas).



Après tout ça, nous rentrons au camp et allons voir si nous avons un guide ou pas. Apparemment le coup de fil n'a rien donné et nous ne pourrons donc pas aller voir les pinacles. Mais il y a plein de choses à faire dans le parc et éviter un trek sur trois jours n'est pas pour déplaire à Linda et Aurore.
C'était sans compter sur la légendaire organisation malaysienne... à 22h, un guide se présente et nous dit qu'il peut nous emmener faire les pinacles pour un prix très intéressant. Les garçons font alors leurs yeux doux et les filles cèdent! Nous partons demain matin.


Mercredi 7 Mars 2012:

Nous nous levons tôt afin de faire nos sacs et de faire quelques courses car dans le prix ne sont pas compris les repas. Puis nous allons rejoindre notre guide pour prendre un bateau.
Premier arrêt: un village traditionnel. Les habitants étaient des nomades jusqu'à ce que le Mulu soit déclaré parc national. Ils n'y ont alors plus eu le droit d'y vivre et le gouvernement leur a alors construit des maisons de l'autre côté du fleuve. Du coup, les habitants se sont sédentarisés et très peu d'entre eux repartent régulièrement dans la forêt. Les coutumes et traditions se perdent un peu car les jeunes ne veulent pas vivre comme leurs grands-parents.
Au centre du village, se tient un petit marché ainsi qu'un stand où l'on peut essayer le tir à la sarbacane, Julien fait d'ailleurs un essai assez réussi!


Deuxième arrêt: visite de deux grottes: The Clearwater Cave et The Wind Cave. La Clearwater Cave est une grotte traversée par une rivière très claire (d'où le nom) et très froide et la Wind Cave est parcourue par un léger courant d'air très rafraichissant ce qui laisse supposer que la grotte possède un deuxième passage mais qui n'a pas été trouvé.

Après cette visite des grottes, nous mangeons puis nous reprenons à nouveau le bateau pour rejoindre le début du trek de 8km qui nous emmène au camp 5, le camp d'où démarre la randonnée pour les pinacles et où nous allons passer deux nuits.
Le niveau de l'eau étant très bas et comme nous sommes nombreux dans le bateau (nous deux, Tarek et Linda, un autre couple, le guide et le conducteur du bateau), les garçons doivent descendre quatre fois afin de pousser le bateau et sont donc mouillés jusqu'à la taille.
Nous attaquons nos 8 km de marche dans la forêt. Il fait très chaud et humide et cela ne s'arrange pas avec l'arrivée de la pluie au bout d'une heure. Nous finissons donc sous la pluie et plaignons ceux qui montaient aux pinacles aujourd'hui.

Le camp 5 est un camp très basique, grands dortoirs de 10 places chacun où l'on nous donne un petit matelas (pour un petit supplément on a droit à un deuxième matelas et pour un autre petit supplément à une moustiquaire) et pas d'eau chaude.

Le soir, nous avons droit au briefing avec notre guide qui nous conseille de prendre 3L d'eau chacun car même si le sommet n'est pas très élevé (1175m, nous sommes à 50m), on n'y arrive en seulement 2km400 donc ça grimpe dur. Problème, comme nous n'avons pas été prévenus avant de partir, nous n'avons qu'une bouteille d'1L5 et deux gourdes qui font 1L75 en tout. Au camp, ils ont des bouteilles d'eau en réserve mais comme notre groupe a fait le briefing en dernier, il n'en reste plus! Heureusement, un couple de français qui a monté les pinacles le jour même nous donne une de leurs bouteilles! Nous partirons donc avec environ 5L d'eau.


Jeudi 8 Mars 2012:

Lever 5h30 afin de partir à 6h45. Aujourd'hui, heureusement, il ne pleut plus.

La marche débute par 200m de plat, la seule partie cool du trek. Tout de suite après ça grimpe. Et sec!
On a un premier arrêt à 500m (nous parlons en distance et non en altitude) puis un deuxième à 900m. On y est à 7h40, c'est à dire moins d'une heure après notre départ, ce qui est très bien car si cette distance n'est pas parcourue en moins d'une heure, cela veut dire que la montée ne pourra pas être faite dans la journée.
On continue, l'arrêt suivant est à 1200m c'est à dire le milieu du trek et on y laisse une bouteille d'eau pour le retour pour nous décharger et ne pas être tenté de la boire avant la descente.

A partir de là, ça devient difficile pour Aurore et à 1500 mètres, elle se demande si elle va pouvoir continuer. Le problème c'est que comme Julien a tout le matériel photo dans son sac, c'est elle qui a la nourriture, ce qui veut dire que si elle ne monte pas, Julien ne peut pas monter non plus. Et comme il veut vraiment voir les pinacles, on décide d'essayer en montant tout doucement et en faisant des pauses tous les 200m.
On arrive à 2000m à 10h et on attaque un passage plus dur : une série d'échelles et un peu d'escalade de rochers à l'aide de cordes. Heureusement, on est dans les temps, il faut y arriver avant 11h pour être sûr de redescendre avant la nuit.

Le passage des échelles est ardu mais on passe. On croise Linda qui s'est arrêtée 150m avant le sommet car elle a très peur des descentes et commençait à paniquer en voyant tout ce qu'elle aura à redescendre. Puis on croise Tarek qui redescend.
On arrive enfin au sommet à 11h. Et coup de chance, alors que tous les autres qui sont passés devant nous ne les ont vus que dans les nuages, nous avons droit à une belle éclaircie qui permet à Julien de faire ses photos. Nous apercevons aussi une sorte de petit écureuil et des fleurs carnivores.





Maintenant, il faut redescendre. Notre guide qui est monté en tête redescend maintenant avec nous car nous sommes les derniers!
Et là les choses deviennent plus dures car si la montée a été éprouvante, la descente l'est tout autant voir plus dure pour le passage des échelles.
De plus, nous avons eu droit à deux épisodes pluvieux pendant les 5h que nous ont pris la descente.
Le moments forts: les deux chutes d'Aurore, la chute de Julien (rien de grave dans tous les cas), le manque d'eau (forcément quand on part avec un litre de moins) et la non efficacité de notre guide qui a 15h30 alors que nous sommes à 900m du camp, nous dit qu'il va repartir sur le camp 5 sans nous attendre (et là avec espoir, on se dit qu'il va nous ramener de l'eau) et que si on n'est pas de retour vers 5/6h, il viendra voir où on est. On n'y croyait pas mais il l'a fait!

Nous avons fini par rejoindre le camp à 16h30 assoiffés et trempés car nous avons fini sous la pluie.
En tout 10h de randonnée dont 9 de marche.


Vendredi 9 Mars 2012:

Aujourd'hui, alors que nos courbatures débutent, nous repartons à 8h30 pour nos 8km de marche pour rejoindre le bateau pour retourner à Mulu. Et cette fois ci, nous n'avons pas de chance, il pleut pendant les 2h que nous a pris cette randonnée.
Et pour couronner le tout, nous avons eu droit à des sangsues. Julien en a eu une sur le bras et une sur la nuque et Aurore une sur la jambe.

Quand nous reprenons le bateau, la pluie s'est arrêtée. Nous arrivons à Mulu en début d'après-midi. Le soir, nous prenons un verre avec Tarek et Linda qui repartent le lendemain tandis que nous avons notre avion le jour d'après pour Miri.



vendredi 30 mars 2012

Photographies

J'ai reçu plusieurs mails me demandant des conseils ou des détails sur les photos. Aussi j'ai décidé de faire un petit article sur les « techniques » de base en photo. Internet regorge de tutoriels/cours/explications techniques sur ce sujet et certainement mieux fait et plus complet que ce que je vous propose ici mais vous aurez au moins une base pour commencer.


L'APN (appareil photographique numérique) :

Avant toute chose, pour commencer à photographier, il vous faut..... un appareil photo (un APN dans le jargon ) ! Logique non? Et c'est certainement ce point qui va influencer toutes vos futures photos. Je ne vais pas faire de comparatif ici, vous en trouverez plein sur internet, mais avant tout il est important de bien cerner vos besoins.
Dans ce voyage, nous avons croisé tellement de gens avec de gros reflex qui utilisent leur APN de façon complètement ridicule et seulement parce que ces gens là n'ont pas pris le temps de se poser la question de l'utilisation qu'ils en auront. Ils ont tout simplement pris l'APN le plus cher en pensant qu'il ferait de plus belles photos.

Voici quelques questions pour vous aider :
  • Suis-je intéressé par la partie technique d'un APN ?
  • Vous voulez faire des photos ou de la photo ? (photos "vacances" ou photos plus travaillées)
  • Mes photos sont destinées à rester sur un écran ou à être imprimées ?
  • Quel est mon budget ?

Clairement si la partie technique ne vous intéresse pas, que vous êtes plutôt photos de vacances et que vos photos ne seront pas vraiment imprimées (en plus grand format que le format photo standard), je vous conseille fortement un APN compact. La qualité de certains de ces appareils est vraiment impressionnante et pour 200-300€ vous trouverez des choses déjà satisfaisantes. D'autant plus que le poids et l'encombrement sont réduits. Et ne prenez pas forcément celui qui aura le plus de Mégapixels, ce n'est pas un gage absolu de qualité.

Si vous voulez vraiment vous investir dans la photo et essayer de pousser un peu plus loin que de la photo "souvenir", les choses se compliquent pour choisir votre APN. Mais ici je vous laisse trouver par vous même le boitier qui vous convient. J'ai dit le boitier car quand on parle de photos travaillées il est, pour moi, impératif d'avoir un appareil où l'on peut changer d'objectifs. Nous avons donc un boitier et des objectifs.
Choisir son boitier est une chose mais il est tout aussi (voir plus) important de choisir ses objectifs. Ce sont eux qui vont définir la qualité finale de vos photos. Choisir un boitier pro à 1500€ pour prendre des objectifs bas de gamme n'a aucun sens. De même qu'un boitier bas de gamme avec des objectifs pro, ça ne servira qu'à jeter de l'argent par les fenêtres.
Essayez de rester cohérent dans vos choix.

Le kit basique du photographe serait à peu près ceci :
  • Un boitier
  • Une gamme d'objectifs adaptée aux besoins (si le budget est limité au départ vous pouvez commencer avec un objectif standard type 24-70 ou 24-105 puis en acquérir d'autres plus tard en fonction de vos besoins)
  • 2 cartes mémoires
  • Des filtres UV sur chaque objectif (protègent surtout l'objectif des rayures)
  • Un polarisant
  • Un flash (optionnel au tout début mais important par la suite)
  • Un trépied (optionnel au tout début mais important par la suite)
  • De quoi nettoyer vos objectifs et boitiers


Réglages de base :

Je ne vais pas détailler les parties techniques car d'autres l'ont fait mieux que je ne le ferais mais voici quelques articles que vous devez lire pour comprendre le fonctionnement d'un APN :

-Sensibilité Iso (qui remplace les ASA en photo argentique)

Bon après avoir compris ceci, vous prenez votre appareil et vous enlevez le mode « Automatique » qui est simplement une succession de compromis et qui donnera au final une image potable mais moyenne si vous comparez à ce que vous allez faire en mode Av (priorité ouverture) / Tv (priorité vitesse) / M (Manuel).

Seconde chose à faire, régler l'appareil pour que celui ci prenne à la fois des photos Jpeg (image numérique standard) et des photos RAW.
Le Jpeg est en fait une photo qui a déjà été traitée numériquement puis compressée pour que les couleurs et la lumière de la photo soient de la qualité d'une photo finie. Le RAW c'est la photo brute, sans aucun traitement et sans compression, ce qui en fait des fichiers volumineux sur le disque dur et une image en « attente de traitement » avec moins de contraste, de saturation...

Exemple (cliquez sur les photos pour les agrandir) :

RAW avant traitement
(Taille du fichier : 24,6Mo) 
Après traitement et compression Jpeg
(Taille du fichier : 5,5Mo)


Le post-traitement :

Mais alors, où est l'intérêt ? Et bien il faut aller le chercher dans le post-traitement.
Vous voulez faire de la photo ? Quasiment impossible de couper aujourd'hui à la partie informatique qui l'accompagne. Absolument toutes les photos que vous voyez sont traitées numériquement. Le Jpeg lui même est un traitement de la photo, donc toutes vos photos numériques sont traitées de toute façon. Alors pour avoir pile-poil ce que vous souhaitez, autant le faire vous même. Et c'est ici que le RAW intervient.

Le RAW contient beaucoup plus d'informations que le Jpeg (plus de détails dans la photo) ce qui va vous permettre de changer la luminosité et les couleurs de façon plus grande et en gardant plus de qualité que vous ne le ferez en travaillant directement sur un Jpeg.
Il vous faut aussi un logiciel. Le plus connu étant Photoshop mais il est d'une incroyable technicité et vous n'arriverez probablement à rien de bon avant des mois d'entrainement. Aussi je vous conseille Lightroom (la même compagnie que Photoshop) qui possède des fonctions basiques faciles d'accès et d'autres plus évoluées qui nécessiteront un plus grand apprentissage mais vous aurez des résultats très convaincants en peu de temps.
Le prix du logiciel est absolument hors budget pour tout photographe amateur mais je sais que vous pourrez, disons..... en trouver un tombé du camion... humhum ;)

Le post-traitement sert aussi à recadrer une image, faire ressortir les couleurs ou au contraire passer en noir et blanc ou changer la balance des blancs d'une image.

Mais des images valent plus qu'un long discours alors voici quelques exemples. Ce ne sont pas forcément les plus belles photos mais elles montrent bien la différence :

                                              Avant                                                   Après






Alors, convaincus par l'utilisation d'un post-traitement ? C'est long oui mais vous aurez une réelle satisfaction d'avoir une photo qui vous plait et de qualité.

Vous aurez aussi rapidement des préférences, des types de photo que vous arriverez le mieux à faire. Perfectionnez vous dans votre domaine de prédilection mais n'oubliez pas pour autant le reste, vous apprendrez beaucoup en réfléchissant sur la manière de faire une bonne photo dans un domaine que vous maitrisez mal.

Enfin après toutes ces règles de composition, de lumières et de techniques, voici la principale

Brisez les règles !!!!!

Faites vous plaisir et laissez parler votre sensibilité. Ne réfléchissez pas trop car les meilleures photos sont celles que vous avez faites instinctivement. 

Ps: Si vous avez besoin de plus de détails sur certains points, d'aide pour choisir un APN ou toute autre question qui vous viendrait à l'esprit, vous pouvez m'envoyer un mail.


Rappel:

La plupart des photos et vidéos sur ce blog ont été prises par nos soins. Vous pouvez les utiliser pour un usage personnel.
Pour tout autre utilisation, partielle ou intégrale, merci de nous contacter pour accord.
D'une manière générale, pour éviter d'éventuels problèmes d'autorisation, merci d'éviter de propager des photos où l'on reconnaît des visages (humains).

Nous avons aussi les photos en haute résolution (5616 x 3744 ; Jpeg et RAW) qui peuvent être imprimées en grand format. Contactez nous si vous en voulez une dans cette qualité.

Nous avons aussi un grand nombre de photos qui ne sont pas sur le blog. Si vous cherchez une photo particulière, nous l'avons peut être. Contactez nous.

Julien

mercredi 28 mars 2012

Bornéo la sauvage

Après un passage par Singapour où nous avons été accueillis par Sonia et Benjamin, la cousine de Julien et son mari (merci encore pour ces trois jours très agréables), nous voici en Malaisie et plus précisément au Sarawak sur l'île de Bornéo. L'île de Bornéo est la plus grande île de forêt tropicale du monde et trois pays se partagent le terrain.
La plus grande partie est la partie sud qui appartient à l'Indonésie, elle s'appelle « Kalimatan ». Ensuite la Malaisie possède la majorité de la partie de nord de l'île partagée en deux régions: le Sarawak et le Sabah. Et enfin le dernier pays est Brunei, ou plutôt le sultanat de Brunei, petit pays très riche grâce à de grosses ressources pétrolières.

L'île est réputée pour sa nature préservée (même si elle est de plus en plus en danger, nous y reviendrons), ses forêts impénétrables et son incroyable faune/flore dont il reste encore beaucoup à découvrir. Un paradis vert pour peu que vous ne craignez pas les grosses chaleurs, l'extrême humidité et que les petites bêtes qui rampent/volent/grouillent ne vous dérangent pas trop.


Kuching, la ville des chats

Mardi 28 Février 2012:

Arrivée à Kuching, la plus grande ville du Sarawak, en début d'après-midi. Kuching veut dire « chat » en Malai, c'est donc la ville des chats, pour preuve de nombreuses statues de chats dans la ville dont certaines très imposantes.

 

Nous nous installons tranquillement dans notre guesthouse (les backpackers asiatiques) puis allons faire un tour sur le waterfront (car la ville est séparée en deux par la rivière Sarawak) pour manger.
Nous profitons de la fin de la journée pour découvrir les environs et nous pouvons admirer le Parlement, un très beau bâtiment assez récent.


Jeudi 1 Mars 2012:

Nous nous levons tôt afin de prendre le bus pour le Parc National Semengoh. Ce parc est un des quelques lieux de Bornéo où l'on peut voir des orang-outans. Ce sont les seuls grands singes d'Asie et ils ne se trouvent qu'à Bornéo. Ils sont facilement reconnaissables à leur pelage orangé et aux excroissances qui encadrent le visage des mâles dominants.
Ce parc est fait un « sanctuaire ». Les singes vivent dans la forêt en complète liberté et ne viennent dans le parc qu'aux heures de repas s'ils n'ont pas trouvé suffisamment de fruits dans la forêt.
Il y a 24 orang-outans dans la forêt alentour et seulement deux ou trois viennent se nourrir dans le parc chaque jour (rarement les mêmes) mais certains jours aucun orang-outan ne vient... Et cela arrive très fréquemment pendant la saison des fruits, saison qui vient juste de se terminer, espérons donc que nous serons chanceux.

A l'entrée du parc un tableau recense les différents spécimens qui viennent se nourrir ici. Sur les 24 individus, il y a le mâle dominant, Richie, de la taille d'un homme normal sauf qu'il pèse 140kg et qu'il a une force bien supérieure... faut pas l'énerver lui.
Il y a aussi quelques jeunes dont un bébé de deux ans qui est le fils de Hot Mama, le singe le plus agressif du parc selon un ranger (il s'est déjà fait mordre deux fois).
Car même si les orang-outans sont de nature calme, ils peuvent se transformer en véritable bête furieuse si vous les provoquez. Pour exemple, il y a quelques années un jeune mâle a provoqué Richie pour le territoire. Résultat, le jeune mâle a perdu un doigt dans la bataille et les rangers ont du intervenir pour que Richie ne le tue pas. Il a depuis été déplacé ailleurs. Violent non ?

Coup de chance pour nous, un orang-outan attend tranquillement perché dans les arbres qu'un ranger apporte les fruits frais sur les plateformes de repas. Quand celui ci dépose les fruits, le singe entreprend une descente des plus acrobatiques. La chose qui frappe le plus, c'est vraiment l'aisance avec laquelle il se déplace sur les branches et les cordes et les positions improbables qu'il prend, digne d'un contorsionniste.

 

Après l'avoir observé un moment, nous prenons la direction de la zone de repas principale qui est située un peu plus loin dans la forêt. Mais en arrivant au parking, il y a de l'agitation. Le ranger demande à tout le monde de s'écarter sur le côté car Hot Mama arrive avec son bébé qu'elle transporte sur son dos.
Elle passe très brièvement devant nous et nous laissons la horde de touristes fraichement arrivée se bousculer au pied de la plateforme pendant que nous entamons le petit chemin vers la zone principale.

Finalement seul le mâle que nous avons vu au début viendra se nourrir ici. En plus il est plus loin que tout à l'heure, ce n'est donc pas très fructueux. En revanche, nous croisons un autre habitant des lieux … un gros lézard avec un oeil magnifique.

 

Nous reprenons le bus vers Kuching vers 12h et passons l'après midi à flâner entre l'hôtel et les rues animées de la ville.


Vendredi 2 Mars 2012:

Aujourd'hui, c'est la journée musées. Nous prévoyons d'en faire deux: le musée du chat (et oui, la ville possède un musée du chat, sans doute un des seuls au monde!) et le musée du Sarawak.

Nous partons prendre le bus et demandons au chauffeur s'il pourra nous indiquer où descendre. Très gentil, il nous dit que oui. Après une petite demi heure de trajet, nous arrivons près d'un bâtiment qui, nous semble t-il, accueille le musée (d'après notre plan). Mais le chauffeur nous dit qu'il nous déposera de l'autre côté de la rue pour que ce soit plus simple et nous embarque dans son tour de bus. A un moment donné, il nous fait assoir juste derrière lui et se transforme en guide, nous faisant voir les différents lieux du quartier (la mosquée, l'école,...). Au final, 45 minutes de perdues (enfin c'était sympa) afin d'éviter d'avoir une rue à traverser!

Le musée est vraiment rigolo. Il regroupe tout un tas de figurines, citations, chansons, légendes, photos,... bien sûr tout ça sur les chats.
Par contre manque le célèbre chat noir de Toulouse Lautrec.
Nous y apprenons que la race de chat de Malaisie a une queue plus courte car (selon la légende) lorsque le premier chat est arrivé à Kuching, il n'avait pas payé la douane et comme taxe, on lui coupa un bout de sa queue.



 

Après ça, le temps de manger et de reprendre un bus, nous n'avons plus le temps d'aller au deuxième musée.
Nous rentrons donc à la guesthouse préparer nos bagages car nous partons demain matin pour le Parc National « Bako ».


Bako National Park

Samedi 3 Mars 2012:

Après une heure de bus depuis Kuching, nous prenons un bateau pour nous rendre au Bako National Park car on y accède que par la mer (le parc est une presque île). Nous le partageons avec un couple de belges : Tarek et Linda car le voyage est de 50 RYM (soit 13,50€) par bateau qu'on soit seul ou quatre (le maximum).


Nous avons décidé de camper cette nuit mais lorsque nous arrivons à 10h, on nous recommande de ne pas monter notre tente tout de suite car elle peut être attaquée par les singes (des macaques) que nous avons croisés à l'arrivée du bateau.
Nous déposons donc nos affaires dans une salle prévue pour et partons en balade pour rejoindre une plage.


Après une marche de deux heures, nous arrivons à une très belle plage où nous nous posons pour manger.
Nous décidons ensuite d'aller nous baigner un peu avant de retourner au parc par bateau. L'eau est très chaude et les vagues ne sont pas trop fortes. Par contre, le temps se couvre, nous ne trainons donc pas trop.

Le soir, nous partons pour la marche de nuit à laquelle nous retrouvons Linda et Tarek. Comme il pleut des trombes d'eau et que le camping semble un peu compliqué, ils nous proposent gentiment de nous héberger dans leur chambre (ils ont une chambre de 4 lits et y sont seuls) ce que nous acceptons volontiers.
Les guides attendent que la pluie cesse un peu avant de débuter la marche. Nous voyons deux vipères vertes, des insectes bizarres et un petit oiseau qui dort sur sa branche. Sauf que la pluie redouble d'intensité et après nous être fait trempés (malgré nos capes de pluie), les guides nous font rentrer.
Encore merci Tarek et Linda de nous avoir évité une nuit sous la pluie!


Dimanche 4 Mars 2012:

Mission du jour: voir des singes proboscis car Julien a décidé ne pas quitter le parc tant qu'il n'en a pas vu.
Nous nous rendons donc dans la mangrove et nous sommes chanceux, un groupe de proboscis est en train de manger dont trois assez près de nous.


Tout un groupe de macaques est également là en pleine séance d'épouillage! Le sackboy tente une approche pour participer mais les singes n'ont pas voulu de lui...


Après avoir observé les singes, nous partons pour une petite balade avec Linda et Tarek. La petite balade s'avère en fait être une longue balade durant laquelle il nous faut grimper une vingtaine de minutes pour atteindre un point de vue. Etant donné qu'il fait très chaud et très humide, nous transpirons tous à grosses gouttes. Et comme il a plu hier, le chemin est à moitié inondé ce qui ne facilite pas les choses.
Quand nous rentrons au campement, nous allons tous prendre une douche avant de manger et de nous séparer car Linda et Tarek restent une nuit de plus tandis que nous retournons à Kuching.
Mais nous nous sommes déjà donnés rendez-vous dans deux jours à l'aéroport car nous prenons le même avion pour nous rendre au parc national de Mulu.

Petit challenge pour l'honneur : Quel est le nom de cet animal que nous avons croisé avec son bébé ? Le gagnant aura ..... et bien il aura gagné ! Et c'est déjà pas mal !